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Historique

Les dernières années ont été des jalons importants dans la lutte mondiale contre la pauvreté.

En janvier 2005, la campagne Global Call for Action against Poverty (GCAP) fut lancée lors du Forum Social Mondial de Porto Alegre afin de suivre le respect des engagements que les dirigeants avaient pris dans le cadre des Objectifs du Millénaire (Déclaration du Millénaire, 2000). Des mobilisations furent organisées au sommet du G8 (Gleneagles, juin), au Sommet du Millénaire (New York, septembre) et lors de la réunion ministérielle de l’OMC (Hong Kong, décembre).

Cette campagne fut reprise en France au sein de la coalition française de l’Action Mondiale Contre la Pauvreté (AMCP) dans le cadre de la campagne « 2005 : Plus d’excuses ! ». L’AMCP regroupe plusieurs dizaines d’associations de solidarité internationale, des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion en France, des syndicats et des associations de collectivités territoriales. Le CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement), collectif de 54 associations de solidarité internationale, en est le coordinateur au niveau national, le Secours Catholique son représentant au niveau du GCAP européen et international.

En 2005, la Coalition française avait alerté l’opinion publique et les dirigeants afin que ces derniers non seulement respectent mais aillent au-delà des OMD. La Coalition avait alors mis l’accent sur les retards que l’on pouvait déjà constater dans la réalisation de ces objectifs. Étaient particulièrement concernées l’Aide publique au développement (APD), qui augmentait trop faiblement, et l’inégalité des rapports de force dans les échanges commerciaux, en défaveur des pays les plus pauvres. La Coalition avait également rappelé la nécessité de lutter contre les paradis fiscaux et judiciaires, de repenser l’architecture financière et politique internationale, de donner aux pays du Sud la place qu’il convient dans les grandes institutions, notamment financières, de réintroduire les populations exclues au cœur de la réalisation des OMD, et l’urgence à créer un Conseil économique et social au cœur du système de gouvernance mondiale.

Depuis 2005, l’AMCP Coalition française mène chaque année des actions d’information et de sensibilisation à destination du public et des médias, et s’efforce d’engager un dialogue avec les pouvoirs publics et la société civile.

Ainsi chaque année, fut organisé un séminaire afin de mettre en lumière l’un ou plusieurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement :

–          2006 : Extrême pauvreté et emploi décent (objectif 1, cible 1.B.)

–          2007 : La santé pour le développement : Défis et responsabilités (objectifs 4, 5, 6)

–          2008 : Conférence de suivi sur le financement du développement (objectif 8.)

–          2009 : Les OMD en question face à la crise (nouveaux enjeux en vue de l’année 2010)

2010 est l’année européenne de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. 10 ans après le lancement des OMD, nous constatons un retard considérable dans la réalisation des OMD, aggravé par la crise, à tel point qu’un groupe de travail onusien spécifiquement consacré à la question du retard a été mis sur pied depuis 2008.

Du 20 au 22 septembre 2010, aura lieu le Sommet de la Pauvreté à New York, juste avant l’Assemblée générale de l’ONU, pour faire le bilan à 2/3 du parcours fixé par les Nations Unies.

La campagne « OMD 2015 : Des Promesses Des Actes ! » de l’AMCP vise à ce que, sous l’impulsion de la société civile et des mobilisations citoyennes, les décideurs français, en premier lieu le gouvernement et les parlementaires, respectent leurs engagements et mettent en œuvre les moyens nécessaires afin de lutter contre les inégalités et la pauvreté, et permettent aux pays en développement de bénéficier de ressources pour réaliser et dépasser les OMD.

Nos revendications

Quelles sont nos revendications ?

Les revendications de l’AMCP pour garantir l’atteinte et le dépassement des OMD sont rassemblées autour de 3 grands axes.

1) La nécessité que les OMD intègrent une approche fondée sur l’indivisibilité et l’interdépendance de tous les droits de l’Homme

L’AMCP recommande plus particulièrement que :

Que la France signe et ratifie le protocole facultatif au PIDESC (Pacte International relatif au Droits Economique, Sociaux et Culturels).
En effet, la France qui a soutenu la rédaction de ce Protocole ne fait toujours pas partie des Etats signataires (32 à ce jour) alors même que ce protocole pourrait entrer en vigueur trois mois après sa ratification par au moins 10 Etats, ce qui permettrait aux populations et aux groupes qui les représentent d’exiger au plan international la mise en œuvre de leurs droits.

– Que la France signe et ratifie la Convention Internationale relative aux droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (CTM) afin de lui donner toute sa portée dans le cadre national, communautaire et international
Les migrants font bien souvent figure de boucs émissaires face aux mauvais chiffres du chômage, et à l’intolérance raciale et religieuse. L’un des principes phares établis par la CTM est le suivant : tous les travailleurs migrants et les membres de leur famille ont droit au respect de leurs droits fondamentaux, quel que soit leur statut légal dans le pays d’accueil. La Convention assure la protection de droits supplémentaires pour les travailleurs migrants en situation régulière en vue de leur intégration dans la société d’accueil, qu’ils enrichissent tout en gardant des liens avec la société d’origine. 2010 marquera le 20ème anniversaire de cette convention, qui n’a été signé par aucun Etat européen à ce jour.

Que la France soutienne l’initiative de l’organisation internationale du travail (OIT) de mettre en place un programme pilote sur le travail décent (le DWPP : decent work pilot program)
Le Bureau International du Travail souligne dans une nouvelle étude sur les facettes du travail forcé dans le monde que dans une situation de crise «ce sont les plus vulnérables qui souffrent le plus. Dans un tel contexte, il est plus que nécessaire de veiller à ce que les ajustements ne se fassent pas aux dépens des garanties qui ont été consciencieusement mises en place pour prévenir le travail forcé et les abus de la traite des êtres humains ».

Que la France s’assure que les entreprises respectent les droits fondamentaux
Selon les recommandations du représentant spécial auprès du Secrétaire général des Nations Unies, les États ont le devoir de protéger les droits de l’Homme et ce devoir passe par la mise en oeuvre de voies de recours juridiques pour les victimes au Sud de violations commises par les filiales ou dans le cadre des chaînes d’approvisionnement des entreprises européennes. En outre, les États doivent veiller à ce que les entreprises qui bénéficient de soutien public (financement, crédit à l’exportation…) respectent les droits de l’Homme, les conventions relatives aux consultations des populations, aux droits fondamentaux des travailleurs et à la protection de l’environnement.

2) L’obligation d’une solidarité renforcée pour créer un véritable partenariat mondial pour le développement

L’AMCP préconise plus spécifiquement :

De sanctuariser l’Aide Publique au Développement et la faire converger vers les secteurs sociaux et les pays les plus pauvres
L’Aide Publique au Développement (APD) doit faire l’objet d’un engagement budgétaire pluriannuel ferme afin de concrétiser les engagements européens et internationaux pour atteindre les 0,7% du Revenu national brut (RNB) en 2015. De plus, la France doit accorder aux pays pauvres en priorité des subventions et non des prêts, en particulier pour ce qui concerne l’appui aux secteurs sociaux.

– De mettre en place un mécanisme de redistribution des richesses sous la forme de taxes sur les transactions financières
De telles taxes permettraient à la fois d’engager l’indispensable régulation de la finance spéculative et de dégager des ressources prévisibles complémentaires aux financements publics traditionnels pour lutter contre les inégalités, assurer la réalisation des OMD, l’adaptation aux changements climatiques et la préservation et l’accès de tous aux biens publics mondiaux. De nombreux pays européens ont déjà des dispositifs similaires. De telles taxes sont d’autant plus justifiées que le secteur financier est largement sous taxé en comparaison des coûts collectifs engendrés par la logique de la seule recherche du profit à court terme. L’allocation thématique et institutionnelle du produit de ces taxes devrait être proposée à l’organisation des Nations Unies car elle seule détient la légitimité suffisante pour décider de financer des besoins internationaux prioritaires.

D’annuler toutes les dettes illégitimes
Les pays du Sud doivent pouvoir investir pour le développement économique et social de leurs populations. Malheureusement, beaucoup parmi les plus pauvres sont encore lourdement endettés. La dette illégitime représente tous ces emprunts qui n’ont jamais bénéficié aux populations d’une quelconque manière, soit parce que le prêt a été utilisé par un régime despotique pour augmenter ses capacités militaires ou pour opprimer la population ou parce que le prêt a été contracté pour mener des projets de développement très mal conçus et sources de corruption, qui ont échoué ou n’ont jamais vu le jour. Nous croyons qu’il est plus que jamais nécessaire de mettre en place un nouveau cadre d’endettement dans lequel créanciers et débiteurs se mettent d’accord conjointement et qui mette l’accent sur la responsabilité mutuelle des deux parties. Ceci implique le respect de principes de transparence et de responsabilité. De plus, de nombreuses banques du Nord sont de vrais petits paradis pour les fonds volés par des dictateurs corrompus. Les richesses ainsi volées et les « biens mal acquis » par ces richesses doivent revenir dans les pays concernés.

– De renforcer la transparence des entreprises en matière fiscale, sociale et environnementale.
La réalisation des OMD nécessite davantage de transparence des entreprises, et en particulier, des multinationales. Elle suppose aussi de la part des États, des dispositifs d’échange d’informations fiscales plus complets et plus systématiques. A cet effet, la France et l’Union européenne devraient inciter les entreprises par un cadre légal approprié à rendre compte de leurs impacts sur le développement. Cela passe par une communication harmonisée sur leurs impacts sociaux et environnementaux au niveau de chaque pays d’implantation. Il convient d’inscrire le reporting pays par pays des multinationales dans les normes comptables internationales de l’IASB (International Accounting Standard Board) et dans la directive européenne sur l’obligation de transparence. De même, elles devraient favoriser le renforcement de l’échange automatique d’informations fiscales, aux niveaux européen et international. Les pays les plus pauvres peuvent, dans un premier temps, se sentir moins directement concernés par de telles mesures. Leur application progressive à l’Europe, puis aux pays de l’OCDE, ainsi que la part d’APD que ces derniers pourront consacrer au renforcement des capacités des administrations fiscales dans les pays du Sud permettront d’améliorer la collecte de l’impôt et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, qui minent leurs économies.

3) L’implication indispensable de la société civile et des populations pour garantir l’élaboration démocratique et l’appropriation des politiques publiques.

L’AMCP demande :

d’associer systématiquement les sociétés civiles et les populations vivant dans la pauvreté à l’élaboration des politiques publiques
L’AMCP demande au gouvernement français que les politiques publiques, locales et nationales, élaborées en vue de la réalisation des OMD associent systématiquement les sociétés civiles, dans leur diversité, en particulier les personnes vivant dans la pauvreté et l’exclusion sociale, à leur conception, à leur mise en oeuvre et à leur évaluation.

– de promouvoir la gouvernance locale pour mettre en œuvre le partenariat mondial
Les collectivités territoriales réunies en Conseil mondial de CGLU (Cités et gouvernements locaux Unis) en novembre 2009 à Canton ont unanimement acté leur volonté de faire de la gouvernance locale le 9e OMD. Les collectivités territoriales doivent être cet échelon pertinent de prise de décisions, de concertation et de construction de politiques publiques. L’AMCP demande que la France reconnaisse les collectivités territoriales dans les négociations internationales, comme acteurs du développement et promeuve la décentralisation et les possibilités d’accès direct aux financements pour les collectivités territoriales.

de promouvoir le contrôle des assemblées parlementaires sur les engagements des gouvernements
D’une façon générale, des documents et chiffres pour mesurer et suivre les engagements pris par les gouvernements en matière d’OMD devraient être communiqués aux parlementaires. En France en particulier, des espaces de débats avec le Parlement devraient être institués pour vérifier que la politique française de coopération au développement est cohérente avec les objectifs de développement et de lutte contre la pauvreté.

Pour en savoir plus

Organisations membres

Liste des organisations membres

logo_afghAction for Global Health : http://www.actionforglobalhealth.eu/

logo_1322155932Artisans du Monde : http://www.artisansdumonde.org/

atd-quart-monde1ATD Quart Monde : http://www.atd-quartmonde.asso.fr/

ATTAC sigleAttac (Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne) : http://www.france.attac.org/

ccfdCCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) : http://ccfd-terresolidaire.org/

logo-cfsi-fbCFSI (Comité français pour la solidarité internationale) : http://www.cfsi.asso.fr/

_logo_cfdt-bon.10CFDT (Confédération française et démocratique du travail) : http://www.cfdt.fr/

logo_cgtCGT (Confédération générale du travail) : http://www.cgt.fr/

CUFCités Unies France : http://www.cites-unies-france.org/

Coalition eauCoalition eau : http://www.coalition-eau.org/

Coordination-SudCoordination SUD : http://www.coordinationsud.org/

logo_cridCRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) : http://www.crid.asso.fr/

Défi michéeDéfi Michée : http://www.defimichee.fr/

etudiants et développementÉtudiants et développement : http://www.etudiantsetdeveloppement.org/

Fondation abbé pierreFondation Abbé Pierre : http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

fsuFSU (Fédération Syndicale Unitaire) : http://www.fsu.fr/

IPAMIPAM (Initiatives pour un autre monde) : http://www.reseau-ipam.org/

JOCJOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) : http://www.joc.asso.fr/

Les amis de la terreLes Amis de la Terre : http://www.amisdelaterre.org/

Max HavelaarMax Havelaar : http://www.maxhavelaarfrance.org/

MDMMédecins du Monde : http://www.medecinsdumonde.org/

mouvement de la paixMouvement de la paix : http://www.mvtpaix.org/

MRJCMRJC (Mouvement rural de jeunesse chrétienne) : http://www.mrjc.org/

oxfamOxfam France : http://www.oxfamfrance.org/

peuples solidairesPeuples solidaires-Action Aid : http://www.peuples-solidaires.org/

Réseau foi et JusticeRéseau Foi et Justice Afrique-Europe : http://fmc-sc.org/

RIPRIP (Résister, Insister, Persister) : http://www.ripactioninternationale.org/

logo-ritimoRitimo (Réseau d’information et de documentation pour le développement durable et la solidarité internationale) : http://www.ritimo.org/

SecoursCatholiqueSecours Catholique/Caritas France : http://www.secours-catholique.org/

Secours islamiqueSecours Islamique France : http://www.secours-islamique.org/

SELSEL (Service d’entraide et de liaison) : http://www.selfrance.org/

SL_logo10_QSolidarité Laïque : www.solidarite-laique.org

SurvieSurvie : http://survie.org/

Terre des Hommes FranceTerre des Hommes France : http://www.terredeshommes.fr/

Union syndicale solidaireUnion Syndicale Solidaire : http://www.solidaires.org/

Vision du mondeVision du Monde : http://www.visiondumonde.fr/

GCAP

GCAP – Global Call to Action Against Poverty

La Coalition Global Call to Action Against Poverty (GCAP) est une alliance mondiale croissante qui regroupe plusieurs coalition ou plateformes nationales qui travaillent à éradiquer la pauvreté. Elle implique depuis 2005 plusieurs millions de personnes dans des actions dans plus d’une centaine de pays.

En France, cette campagne a pris le nom d’Action Mondiale Contre la Pauvreté, donnant ainsi l’acronyme AMCP.

GCAP était à la base une coalition visant à forcer les leaders mondiaux à respecter leurs promesses concernant la réduction de la pauvreté mondiale, promesses contenues dans la Déclaration du Millénaire signée en 2000. L’idée d’une campagne est née lors d’une conférence à Johannesburg, en Afrique du Sud, fin 2004, et la campagne a officiellement été lancée au Forum Social Mondial de Porto Alegre, au Brésil, le 1er janvier 2005. Cependant, étant donné le succès de sa première campagne, les 170 membres du groupe international de facilitation (IFG) se sont rencontrés à Beirut début 2006 et ont à l’unanimité décidé de continuer la campagne jusqu’au 31 décembre 2007. Par la suite, lors d’une assemble générale à Montevideo en Uruguay en mai 2007, les différentes coalitions nationales et autres acteurs réunis ont alors décidé d’étendre la campagne au moins jusqu’en 2015, date d’achèvement des Objectifs Millénaires pour le Développement (OMD). Elle a donc rapidement connu un succès croissant, et gagné le statut de la plus large campagne mondiale contre la pauvreté, en s’appuyant notamment sur des réseaux existants, ainsi que leurs stratégies et leurs activités. Aujourd’hui, elle regroupe plus d’un millier d’organisations membres, et des millions de militants à travers les mondes

Ses revendications :

  • Transparence et redevebalité publique, bonne gouvernance, et respect des Droits de l’Homme

  • Droits des Femmes et égalité des genres

  • Justice Climatique

  • Commerce équitable

  • Renforcement de l’Aide Publique au Développement

  • Annulation de la dette des pays en voie de développement

  • Paix et sécurité mondiale

La Campagne demande à ce que l’égalité des genres soit reconnue comme centrale dans l’éradication de la pauvreté. Elle demande par ailleurs d’assurer davantage les droits des enfants, de la jeunesse, des femmes et des autres groupes exclus, tout en renforçant la participation et l’implication de ces populations à toutes les échelles de décisions politiques et sociales. Cette considération est fondamentale pour l’atteinte des OMD.

Sa structuration :

La campagne s’organise comme une coalition globale. Elle regroupe plus de 1900 organisations. Il existe un groupe international de facilitation (IFG), qui aide à coordonner la campagne à un niveau international. Il existe ensuite une série de « Task Forces », chacune s’occupant des différents aspects, plus spécifiques, de la campagne. Ceux-ci incluent :

  • La Task Force « Mobilisation »

  • La Task Force « eCommmunications »

  • La Task Force « Enfants et Jeunes » (CYTF)

  • La Task Force « Femme »

La priorité reste néanmoins donnée aux coalitions nationales et la majeure partie des décisions et des actions sont prises au niveau national par les coalitions nationales.

Celles-ci regroupent plusieurs organisations du pays concerné, qui travaillent à l’éradication de la pauvreté et soutiennent la campagne GCAP. Cette dernière n’est pas restrictive, et constitue en fait une alliance de coalitions existantes, groupes communautaires, mouvements de commerce équitable, individus, acteurs, groupes religieux et confessionnels, ONG, etc.

Depuis 2005, le GCAP s’est rapidement agrandi, passant de 70 coalitions nationales à ses débuts à plus de 115 aujourd’hui.

Plus d’informations sur le site de GCAP : http://www.whiteband.org/